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Simone Ballet

Simone Ballet

Simone Ballet-Perrier est née à Bourg-en-Bresse et vit avec ses parents à Belley dans l’Ain. Son père est professeur à l’école primaire supérieure et sa mère institutrice. Son frère, Jean-Louis, naît l’année suivante et la famille est logée à l’école maternelle.

Maison des grands-parents à Bourg-en-Bresse

Maison des grands-parents à Bourg-en-Bresse

En 1934, son père est nommé à Grenoble (Isère) où la famille s’installe. C’est alors qu’il fait la connaissance d’Henri Bordas  professeur au Lycée Champollion, qui l’embauche comme trésorier du Comité antifasciste et du cercle Peuple et culture. En 1936, l’année du Front Populaire, il milite comme secrétaire du syndicat des E.P.S. et assiste à de nombreuses réunions.

L’année de la déclaration de guerre, en 1939, il est mobilisé quelques temps à Lyon. A cette époque,  sa mère est nommée à l’école maternelle de La Capuche (un quartier de Grenoble) où elle est logée avec sa famille. Cette école va être successivement occupée par l’armée allemande (il faudra un laisser-passer à chaque personne pour entrer dans le groupe  scolaire).

La plupart des jeunes gens habitant l’établissement scolaire partent au maquis pour éviter le S.T.O. (Service du Travail Obligatoire). Le directeur de l’école de garçons, monsieur Albert Reynier, entre aussi au maquis et deviendra Préfet de l’Isère à la Libération le 22 août 1944 jusqu’au 2 février 1949. Puis, par l’armée américaine qui distribue des victuailles aux familles de l’école. Les G.I. apprennent aux jeunes  à conduire leurs Jeeps , flirtent et même épousent quelques jeunes filles du groupe scolaire…

Les études

Pendant la guerre puis à la Libération, Simone Perrier est élève au lycée de jeunes filles Stendhal , adhère à l’UJRF (Union des Jeunesses Républicaines de France) et rencontre René Ballet, élève au lycée Champollion (qui deviendra son mari).

Printemps 1960 à Seyssins (Panorama Grenoble)

Après le Baccalauréat, elle s’inscrit à la faculté de droit d’abord à Grenoble où enseignent les professeurs Laveau et Bartoli qui ont beaucoup d’influence sur les étudiants. Elle milite alors au Parti communiste et devient la femme de René Ballet.
Pendant ce temps, son frère Jean-Louis, se passionne pour le vol à voile et passe son temps au camp d’aviation… C’est lui qui , avec son copain Poncet, fera la traversée des Alpes en planeur pour la première fois en 1955.

La traversée des Alpes en planeur par Jean-Louis Perrier

Plus tard, Il deviendra pilote puis commandant de bord à Air France ainsi que par la suite ses deux fils Rémi et Jean-Paul.

La rencontre avec Roger Vailland

Après son mariage avec René Ballet, le couple s’installe d’abord à Lyon, où elle termine sa licence en droit. Ils connaissent alors un groupe d’étudiants communistes lyonnais, en particulier Ugo Iannucci (qui deviendra avocat puis bâtonnier lyonnais). C’est à Lyon, journaliste au quotidien « Les Allobroges – La République », que René Ballet fait la connaissance de Roger Vailland. Il lui fait lire son premier roman.

René et Simone Ballet avec Roger Vailland

Avec les Vailland (Elisabeth. et Roger.) à Meillonnas en 1964

Avec les Vailland (Elisabeth. et Roger.) à Meillonnas

Pact 1960 – L’institutrice et le secrétaire de mairie

René et Simone à Vienne (conférence pédagogique 1960)

L’institutrice et le secrétaire de mairie

Puis le couple s’installe pour quelques années dans un petit village de l’Isère, Pact où René accepte le poste de secrétaire de mairie, ce qui lui permet de vivre la vie de la commune et de sympathiser avec la population d’autant plus que l’un et l’autre sont instituteurs à Pact. La photo de gauche a été prise par un journaliste du Dauphiné Libéré (Georges Avallet) pour un article concernant le premier roman de René Ballet publié par Gallimard en 1960, « Echec et mat ».

En 1961, c’est le départ à Paris.